Etat de Tamaulipas 2° passage…

Le rio Pánuco sert de séparation entre l’état de Veracruz et celui de Tamaulipas au niveau de la ville de Tampico.

Au milieu du rio un tourbillon attire notre regard….

Les déchets semblent être inter-état. Veracruz et Tamaulipas ont au moins une chose en commun.

Avec des berges pleines de détritus cela devient malheureusement presque normal.

L’eau potable n’est pas raccordée partout ,nous optons pour la facilité en faisant remplir nos réservoirs dans ce distributeur d’eau purifiée…soit potable.

Le gaz arrive à cheval…

Pour le pain très pratique la « panaderia rodante ».

Remontant le rio ,encore côté état de Veracruz ,sur la rive d’en face le port de Tampico , état de Tamaulipas, s’étale sur plusieurs kilomètres le long du rio Pánuco .L’industrie pétrolière y tient une grande place mais aussi le chargement de minéraux,gravier et bois.

Tampico ( pas le cocktail…) est le 2° port du golf du Mexique après Veracruz. Son emplacement a varié au cours de l’histoire

  • En 1532 le frère Andres Olmos arrive pour évangéliser les indigènes huaxtèques et crée Puerto Viejo.

  • A l’époque coloniale à cause des attaques des pirates il se crée la ville de Tampico Alto : sur une colline pour observer les pirates

  • Tampico à l’emplacement actuel date 1754

Tam signifie « lugar » (lieu)

Pico signifie « pero de agua » (loutre).

  • Blason de la ville = rio et loutres

 

Tampico est la dernière grande ville du Mexique que nous traversons. Ayant encore un bruit sur le différentiel arrière nous prenons l’option de faire un ultime arrêt dans un garage. La menace du prix de la main d’œuvre aux USA y est pour quelque chose.

Devant trouver les roulements à changer le garage sera encore une fois notre bivouac. C’est donc en « caro » (taxi collectif )que nous visitons la ville sur plusieurs jours.

  • Presque tous les "caros" sont des Atos de Hyundai ...on pourra recycler la notre!

Comme partout au Mexique le zocolo est le centre de la ville.Les cafés autour réunissent soient le intellectuels pour La Victoria ou les artistes pour le Globito.

Ici le zocolo se nomme Plaza de Armas.Elle est entourée de la cathédrale Construite entre 1841 et 1872 avec un style néoclassique et post colonial, son fronton est une peinture de l’espagnol Jose Ruiz Diez représentant des scènes d’évangélisation de la zone.

Le kiosque à musique au centre de la place en pierre rose est un des symbole de la ville : Pulpo Rosa ( poulpe rose) a été construit en 1945.

Pour une fois le kiosque à musique rempli son rôle. Chaque dimanche la banda municipale y donne un concert.

La mairie de 1925 collée à la cathédrale avait belle allure .

La mairie actuelle est sûrement plus fonctionnelle mais moins élégante.

La plaza de la Libertad est entourée d’importants édifices de style Nouvelle Orléans Ils se caractérisent par les nombreux balcons en fer forgé.

Certains d’entre eux se voient dans le film : Le trésor deSierra Madre avec Humphrey Bogart.

Juste derrière sur le port se trouve la Antigua Aduana. Cet imposant bâtiment de l’époque porfirienne a servi au moment du boom pétrolier.

Construit entre 1896 et 1900 tout y est démesuré.

Les rampes d’escaliers en bronze viennent de France. Le bâtiment est en briques d’Angleterre.

  • Tout en bronze....et de France!

La salle des « tramites » (formalités) comporte dans le fond un chambre forte énorme. Toutes les marchandises et personnes qui transitaient par Tampico étaient assujettis à une taxe.

Au port arrive aussi le terminal du chemin de fer.

Les hommes travaillaient dure à la manutention et devaient manger rapidement.Ces activités ont engendré un plat devenu typique de la ville: la torta de la barda.

Ils mangeaient au niveau de la clôture ou barda entre le port et le chemin de fer .

Voici la recette:Pain avec dedans:frijoles,jamon, queso amarillo, blanco,carne de res deshebrada,queso de puerco, avocado,lechuga,chorizo,salsa verde con chicharon

Nous l’avons testé…il vaut mieux prévoir ensuite une bonne ballade à pieds pour la digestion.

La douane se trouve entre le rio,

Et la ville.

Certaines façades auraient besoin d’un ravalement avant que la végétation les investissent entièrement.

D’autres malgré les années ont belles allures.

Ravalement ou non tout cohabite…

Les commerces étaient essentiellement dans cette zone du port pour la facilité de l’accès au port et au train. Les parents de Mauricio Garces ( acteur comique des années 50) avaient ce magasin. L’acteur y est né et vécu.

Le quartier du marché fait la jonction entre le port et le centre ville.Comme souvent ce n’est pas le mieux entretenu mais celui où il y a le plus de vie.

 

Le marché est en train d’être entièrement refait. Il est vrai qu’il en a besoin mais va t’il perdre de son ambiance ?

Nous préférons déambuler au milieu du marché que dans les centres commerciaux aseptisés.

Pour la viande il est vrai que parfois on se demande comment nous ne sommes pas plus malade !

  • Abat jour frotte sur la viande...

Ces feuilles de platano macho (variété de bananiers) servent à envelopper les tamales….au moins pas de polystyrène qui traîne partout. Le recyclage se fait naturellement Les tamales(papillotes amérindiennes ou le sandwich il y a 5000 ans) sont aussi parfois enveloppés dans des feuilles de mais.

Tout le monde peut faire un petit commerce au Mexique avec peu de moyen comme ce serrurier.

Ou cireurs de chaussures .

Toutes les villes ne les équipent pas aussi bien.

Pour l’ajutage des couteaux il suffit d’entendre le sifflet de rémouleur qui passe dans la rue et sortir de chez soi. Pour nous ce sera d’Armadillo.

Nous lui donnons couteaux et machette en 5 min tout est «  tranchant » !

Le passeo de la Cortadura relie le centre ville à la laguna del Carpintero. Une agréable ballade le long du canal.

  • Canal de La Cortadura

Ce canal de 1,6 km relie la laguna au rio Pánuco.

De la laguna on aperçoit le pont qui relie les états de Veracruz et de Tamaulipas.

  • Laguna del Carpintero

La laguna sert de refuge à une centaine de crocodiles….heureusement ichtyophages

Ils ne mangent que des poissons ou des crabes.

Certains prennent leur bain de soleil..

  • Petite sieste au soleil...

La lagune en regorge.

Avec l’important réseau lagunaire tout autour de la ville ils doivent sûrement passer dans le rio et d’autres lagunes.

Des iguanes sont de sortie pour se réchauffer au soleil eux aussi.

Les crabes ,autre emblème de la ville, la décorent un peu partout.

Tampico a un logo original. Un Jaiba (=crabe évidement…) dont la carapace est formée par une poignée de main…beau symbole !

Toujours au sujet des crabes,les jaibas rellenas ( crabes farcis) sont très bons et bien farcis.

La plage de Tampico s’étale sur plusieurs kilomètres.

Les « guarda vidas » (surveillants de baignade) n’ont pas trop de travail aujourd’hui.

Par contre coup de chapeau au sujet de l’entretien de la plage….

Un peu excessif cette fois ci ,la moindre racine ou petit caillou sont enlevés ! Au moins c’est propre

Juste derrière la plage les raffineries de Pemex ( entreprise nationale ) déversent leur odeur de pétrole par moment selon la direction du vent.

Un muelle (quai) de 1,5 km sert aussi de digue pour la sortie du rio Pánuco.

Les ratons laveurs y ont élu domicile avec les pêcheurs.

Tampico possède une AF…leur petite bibliothèque nous réapprovisionne de quelques livres.

Son équipe jeune et dynamique nous invite à participer à leur « café capuchino » du jeudi pour leurs parler de notre voyage…en français!

Après 17 jours d’attente pour avoir nos roulements ils sont enfin là….mais surprise ! Ce ne sont pas les bons….Il y a eu trop d’intervenants pour cette commande.

Ras le bol…on fait tout remonté, graissé et on reprend la route on verra cela ailleurs.

  • Tout neufs...mais pas les bons!

Le région cultive le maguey qui donne le fameux mezcal.

Pour la 1° fois nous les voyons en fleurs.

A 80 km au nord de Tampico le village de Adalma est traversé par 3 rivières dont certaines parties sont souterraines .Par moment comme à Ejido Nacinamiento elle refait surface.

Des centaines de tortues de Floride s’y prélassent.

L’érosion des grottes lors des parcours souterrains de ces cours d’eau a créé 5 cenotes.qui sont interconnectés.

  • Pozo verde.

Celui de Zacatón , le plus profond cenote du Mexique, est le 4° mondialement avec une profondeur de 339 mètres.

Il doit son nom aux îlots d’herbe de zacate. Ces îlots se déplacent avec le vent.

Ici pas de tourisme donc il faut se renseigner au fur et à mesure pour les découvrir.

 

La route le long du système lagunaire du nord du golf du Mexique avant la frontière des USA est peu utilisée.

Elle fait partie des zones peu recommandables surtout la nuit.Nous croisons très peu de voitures ,il n’y a pas d’habitation sur plusieurs dizaines de kilomètres ce qui est peu fréquent au Mexique.

Sur la laguna Madre, La Pesca est un village de pêcheurs assez calme.

Les crevettes sèchent partout .

Les oiseaux se partagent les pontons : hérons, ibis, pélicans, mouettes…

La Laguna Madre s’étend sur 230 km d’eau salée ouverte sur le golf du Mexique.

Une piste de sable fin de 50 km sépare la mer de la lagune.

  • Côté lagune...

La Pesca profite de sa situation entre lagunes ( Madre et Morales) et mer pour y développer le tourisme surtout en fin de semaine avec la pêche sportive.

Conséquence. ..lagune ou bord de mer les déchets s’acumulent ! Et dire que c’est un site de protection de la tortue lora.

  • Sans commentaires...

Après avoir nettoyé notre place pendant 10 min avant de nous installer…

Nous passons la soirée à observer l’ouverture de sortes de « belle de nuit »….fascinant l’ouverture des pétales en direct!

Approchant de Matamoros , ville frontiere avec les USA, nous croisons de plus en plus de convois de voitures remorquées.

Les champs de mais prennent des dimensions semblables à celles de leur voisin…

Les exploitations n’ont plus le look mexicain.

Matamoros est notre ultime étape au Mexique.

Encore une ville avec une mauvaise réputation…les habitants nous confirment que les attaques se font principalement entre gangs. Nous voulions visiter le fort Casa Mata. 

Il est malheureusement en réfection….ils sont en train de vernir le sol…on nous permet juste quelques photos depuis la porte.

Pour une fois le fameux mur frontalier entre USA et Mexique ne se voit pas depuis le Mexique. Le rio Grande sert de frontière. Plus agréable !

Par contre la surveillance aérienne commence…

Demain nous quittons le Mexique que nous avons parcouru pendant 16 mois en 2 séjours.

Armadillo a un peu souffert des « topes » (dos d’âne) au niveau des amortisseurs et de l’embrayage mais nous a vaillamment permis de sillonner les 31 états du Mexique

  • Yucatan

La ville de Mexico est la 32° entité fédérale mais n’a pas le statut d’état car c’est le siège des pouvoirs de la nation.

  • Chihuahua

Nous quittons ce pays , ses chaleureux habitants et leur mode de vie assez décontractée avec regret mais remplis de beaux souvenirs ,de rencontres et partages.

Hasta luego Mexico…..

Catégories: 47° : Mexique 2 ( 08.11.2017 au 21.03.2018) | Laisser un commentaire