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Le Texas

Posted by on 15 avril 2018

Posted from Austin, Texas, United States.

De retour aux USA nous passons la frontière à Brownsville…le mur est bien là ! Juste l’ancien… heureusement le nouveau n’ est encore que en projet.

Nous recevons de nouveau 6 mois sur notre visa B2 sans aucune questions et avec une inspection très succincte d’Armadillo.Les règles régissant ce visa semblent assez confuses pour beaucoup.Bref nous rentrons pour la 3° fois aux USA sans retour en France et en étant resté entre USA, Mexique et Canada.

Les douaniers encore une fois sont plus intéressés par notre véhicule que par son contenu…plusieurs d’entre eux voudraient en avoir le même !

Le Texas ( plus grand que la France) est le 2° plus vaste état après l’Alaska et le 2° plus peuplé après la Californie.

Peuplé depuis -9000 ans avant notre ère, la disparition des grands mammifères ( mammouths, bisons à longues cornes) a entraîné la sédentarisation des différentes populations. Après la conquête des espagnols il a appartenu pendant 15 ans au Mexique(1821-1836).Puis il est devenu pour une courte période une république indépendante avant d’être en 1845 rattaché aux USA.

La culture du Texas reflète des influences et des héritages multiples : amérindiens,afro-américains,européens surtout hispaniques.

Texas en langue cado (peuple amérindien en 500 de notre ère) se dit Tejas et signifie « Ami » ou « Allié ».

Le choix de Armadillo ou tatou pour le nom de notre voyage se justifie par le fait qu’il est le seul animal que l’on trouve de la Patagonie ( Argentine) jusqu’au Texas et uniquement sur le continent américain.

Le Texas est aussi le pays des fameux longhorns…allons nous en voir ?

Brownsville a pour 75 % une population hispanophone.Nous n’avons pas l’impression d’être sorti du Mexique. Par moment nous ne savons plus si nous devons parler anglais ou espagnol.

La ville n’a pas une bonne réputation, nous ne trouvons aucune insécurité. Par contre les centres commerciaux sont de nouveau partout le long des grandes avenues et personnes ne se déplacent à pieds….

Indicateurs que nous sommes bien aux USA ,Drive IN ou Drive Thru se succèdent:pharmacie,banque,bibliotheque, restauration….tout pour ne pas sortir de sa voiture.

Les chantiers de construction,ou d’entretien,de plateformes pétrolières nous rappellent que Texas et pétrole vont de pair.

Ok les USA est un pays de melting-pot…mais pour les saucisses ils pourraient éviter le mélange de toutes sortes de viandes . Il y en a aussi avec du chedar.( gouda )

  • Saucisses?

Les armes sont partout et dans certains magasins on peut garder son arme mais ne pas oublier d’avoir sa licence avec soi ! et l’arme ne doit pas être visible!

 

Proche de Brownsville, Port Isabelle est situé entre de multiples lagunes et la mer.

La ville regorge de marinas de toutes sortes.Il y a même des énormes campings cars ( trailers) qui ont leur marina.

De Port Isabelle un pont gigantesque sur la mer a rendu accessible l’île de Padre.

Le sud de l’île est envahi d’hôtel.

Padre Island est le banc de sable le plus long du monde.Il remonte jusqu’à Corpus Christi soit environ 180 km de long pour 3 de large. Cette partie sud est bien défigurée.

Le différentiel d’Armadillo fait de nouveau du bruit , mais surtout la pédale d’embrayage semble vouloir nous lâcher…direction nord sur la ville de San Antonio. Bien que nous n’apprécions pas de rouler sur les highways nous les empruntons afin d’éviter les débrayages fréquents…route monotone mais cela vaut mieux pour Armadillo.

La » Hyghway Patrol » sévit tout le long. On a même vu un homme menotté devant sa voiture et le shérif en train de vider tout son coffre sur le bas côté sûrement à la recherche de… ?.

Les constructions de maisons tout en structure bois font partie de nos rares distractions sur les 450 km de parcours.

Traverser une ville de plus de 2 millions d’habitants avec une pédale d’embrayage qui fonctionne quand elle le veut nous rappelle notre arrivée sur Francisco tout en 4° !

Pour avoir l’adresse de ce spécialiste Land Rover sans que ce soit le concessionnaire mais juste des passionnés nous sommes passé par le club land rover du Texas…merci google et le club qui nous a répondu rapidement.

Le garage s’occupe tout de suite de nous …Par chance bien que les Defender TD5 ne soient pas commercialisés aux USA ils trouvent un maître cylindre d’embrayage qui va dessus…et neuf !

Nous commandons un différentiel arrière qui sera là dans quelques jours…mais nous pouvons rouler et visiter la ville en attendant.

En regardant sur Google maps comment organiser notre visite de San Antonio nous voyons que nous sommes proche de Fort Houston. Sans plus d’information nous y allons….Surprise cet ancien fort est surtout une importante base militaire !

La partie qui nous intéresse l’ancien fort est fermé le week-end et nous sommes samedi. De plus les photos sont interdites…nous tournons autour pour essayer d’en voir plus.Mais tout est clos !Géronimo le fameux chef apache y fut emprisonné.

Le quartier autour comporte des maisons appartenant sûrement aux hauts gradés vue le style.

Nous leurs préférons celles en bois plus chaleureuses.

Le propriétaire du garage Land Rover nous a conseillé de visiter la brasserie Pearl.

Effectivement elle vaut le détour.

La brasserie a fonctionné de 1883 à 2001 soit 118 ans.

En 2001 Silver Ventures Compagnie a acheté le site en ruine , la rivière à cette époque ressemblait plus à un égout Son quartier ainsi que les bâtiments ont été entièrement rénovés .

La brasserie a été transformé en hôtel du luxe.

Il est autorisé d’y pénétrer .Le hall d’entrée a conservé son allure de brasserie.

Le générateur électrique avec son moteur inverse plaît à Patrick.

Tous les samedis se tient un « Farmer Market »…Un marché trop propre à notre goût mais les américains semblent bien aimer se soit disant retour au naturel…

Les prix sont en relation avec le luxe du bio !

Pour la sécurité pas de panique il a tout ce qu’il faut…taser compris.

De toute manière un défibrillateur n’est jamais bien loin.

Il semble que la sortie du samedi sans son chien (ou parfois ses…) soit inconcevable.

Les chats ne sont pas oublié même s’il n’ont pas de poils.

L’ambiance est à la décontraction, on se croirait dans une garden party.

Musique country pour parfaire le tout.

Derrière la brasserie les bords de la rivière San Antonio sont aménagés sur plusieurs kilomètres.

La surveillance policière continue aussi au fil de l’eau.

Le trajet passe sous les ponts des voies rapides …les poissons volent !

Les tortues de Floride semblent apprécier le lieu.

Dans 8 jours c’est Pâques…les canards le savent! .

Pour ne pas nous éloigner du centre ville nous bivouaquons devant le musée d’art. Ce musée est aussi une ancienne brasserie : Lone Star Brewery qui avait dû fermé au moment de la prohibition.

Le centre ville de San Antonio se parcoure agréablement le long du River Walk,canal de dérivation de la Guadelupe River.

Les  » Yellow Crowed Night Herons » y ont établi leurs nids sur une portion moins fréquentée.

De cette promenade tous les principaux sites sont atteignables, comme la cathédrale qui pour une fois nous paraît petite.Nous apprécions les petites tables et chaises en accès libre sur la place.

En comparaison le Court Housse juste à côté est imposant. En arrivant sur la place nous l’avions pris pour la cathédrale…

La justice veille…et elle est belle !

Il faudra que dans une grande ville nous essayons ce mode de visite que nous avons déjà vue sur San Francisco.

La Antorcha de la Amistad offerte en 2002 par un groupe d’industriel mexicain à la ville a été sculptée par l’artiste mexicain Carbaral plus connu sous le nom de Sebastián. Elle est le symbole de la coopération et de l’échange entre le Mexique et les USA. Certains politiciens devraient plus s’en souvenir!

La ville est dominée par 2 grandes tours. Celle de Americas a au sommet un restaurant panoramique.

Elle se trouve dans l’alignement de la Torche de l’Amitié…Hasard ou message?

Life Tower se voit de loin mais trop grande pour la prendre de près. Elle fait 123 m , sa construction date de 1923

Sa façade ressemble plus à celle d’une église.

Les buildings des années 1930 avaient déjà des formes originales.

Les premiers habitants de San Antonio s’établirent dans le quartier de La Villita. Les maisons restaurées ne sont plus que des boutiques de luxe.

San Antonio a débuté en 1718 par l’implantation d’une mission jésuite. San Antonio de Valero ( Ha ! c’est d’ici que vient le nom des stations services Valero…où l’essence n’est pas trop chère mais souvent avec du bio diesel que Armadillo n’apprécie pas trop) plus connue sous le nom de Fort Alamo ..et sa fameuse bataille en 1836 où les mexicains ont gagné mais par pour longtemps.

De cette grande mission devenue  ensuite un fort il ne reste que la partie Est. Le reste a été englouti par l’extension de la ville.

La visite du site n’a pas l’air de passionner tout le monde…ou bien il y a une application qui donne les informations ?

David Croquet en a défendu une partie et y est mort lors de la bataille du 6 mars 1836.

Patrick se verrait bien en trappeur…

Mais pas de braconnage les soldats sont là !

Attention car les fusils fonctionnent encore ! Petite mise en scène…

Comme toutes grandes villes malheureusement San Antonio a des SDF. Ce qui nous surprend c’est qu’il y a de nombreuses femmes.

Une chaîne de 5 missions le long de San Antonio River ont été établies par les missionnaires franciscains au début du 18° siècle.San Antonio de Valero fut la 1°.

 

Le gouvernement espagnol envoyaient les franciscains pour convertir les populations indigènes au catholicisme en les formants en même temps à devenir de productifs citoyens espagnols. L’Espagne pensait obtenir une position stratégique dans le nouveau monde et empêcher la France de s’étendre par la Louisiane vers le Texas.

Originaires de différentes tribus les Coahuiltecans étaient nomades, chasseurs et cueilleurs.Les Apaches et les Comanches les combattaient férocement, ainsi que les épidémies de variole et rougeole (transmis par les européens) les ont contrains à se réfugier dans les missions.

Mission Conception date de 1731.

Sa façade était entièrement colorée.

Seuls quelques fresques sont encore visibles.

Mission San José fut établie en 1720.

Une grande partie a été restaurée vers 1930 : le toit de voûte, le dôme.Pendant une période les villageois prenaient les pierres pour construire leur maison.

Les habitations pour les indigènes se trouvaient dans le mur d’enceinte.

Au sein des missions en échange de leur sécurité ils recevaient un logement et participaient activement aux cultures, élevage,étaient soumis aux règles de la mission.

Mais malgré cela le taux de mortalité avoisinait 70 % .Pour conserver les missions en activité le recrutement des indigènes était constant.

Mission de San Jose possède toujours son moulin à grains fonctionnel.Son fonctionnement est particulier.

 L’eau tombe au dessus de la roue.

L’exédent d’eau servait pour l’irrigation des cultures.

Mission San Juan Capistrano a été déplacée sur ce site les terres y étant plus propice au développement du bétail En 1762 la mission avait un troupeau de 3500 moutons et presque autant de vaches:

Mission San Francisco de la Espada se trouvait plus à l’est en 1731 elle fut aussi déplacée ici car les indiens vivant ici étaient plus ouverts à l’idée de vivre en mission..impossible à vérifier !

Des franciscains vivent encore dans une partie.

La disposition des bâtiments des missions étaient pratiquement identiques.Comme beaucoup de missions vers 1820 elle servit de fort à l’armée mexicaine.

La proximité de la rivière avec la création d’un aqueduc en 1740 a permis le développement des cultures.

Le quartier des missions est entourée de maisons parfois aussi belles que sur Beverly Hill à Los Angeles.

Il y en a de plus modestes ,nous les préférons.

Dans San Antonio la verdure n’est jamais loin et les deers ne sont pas farouches…

Les parcs sont nombreux.Le parc Alister est un des plus grand.Il se parcoure en voiture , en vélo, à pieds mais attention où on les mets.

Les deers sont partout. Les mâles commencent à avoir leurs cornes.

D’accord le Texas est l’état du bbq mais ils pourraient utiliser ceux au charbon de bois du parc au lieu de se déplacer avec leurs bbq au gaz.

Nous ne comprenons pas encore l’utilité de certaines interdiction..On le trouve dans les rues autour des écoles pas dans l’enceinte de l’école…surtout qu’il est interdit de téléphoner en conduisant?

Voilà l’unique responsable de nos réveils nocturnes ! Aux USA le train « siffle plus que 3 fois » et particulièrement la nuit….Vive les passages à niveaux protégés.

En attendant l’arrivée de notre différentiel nous explorons les alentours de San Antonio

New Braunfels,est à 50 km au nord de San Antonio se trouve à la jonction de Guadelupe river et de Comals river.

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Les counties (cantons ) regroupent plusieurs municipalités .Ici nous entrons dans le Comal County.

En 1940 Prince Carl of Solms Braunfels a organisé la venue 3500 migrants allemands pour développer la région.

Le parc de la ville au bord de la Guadalupe River est agréable.

  • Guadelupe River

Mais attention où l’on s’assoit.

Cette plante est très urticante.

Ernst Gruene et sa famille en 1945 s’installèrent plus au bord de la rivière Guadelupe,fondant la petite ville de Gruene.

La terre fertile leur a permis de développer la culture du coton.

Le cotton gin (machine servant à séparer la graine de coton de sa fibre) est maintenant transformé en restaurant apparemment bien côté vue la file d’attente à la porte. Le village devenu très touristique perd de son charme. Il a failli devenir un village fantôme dans les années 70.

Gruene Hall est l’ ancien dancing devenu un lieu de découvertes de nouveaux musiciens.

Nous n’avions pas encore croisé ce type de « convoi » Camping car tirant son camion pour faire un fast food…au menu:poulet.

La petite ville de San Marcos longe la Guadelupe river.

Cayaking et tubing sont les principales activité avec la pêche.

Nous allons jusqu’à San Marcos Patrick ayant vue par internet un revendeur de « Cactus Juice« ,.produit servant à durcir le bois  Attention de ne pas le confondre avec le jus de cactus qui se boit.

Le propriétaire nous invite à passer la nuit sur son terrain. Il doit partir et nous laisse explorer sa propriété Il nous offre du miel de ses abeilles et de la viande de cerf chassé et préparée maison.

Les ruches sont juste devant la maison.

 « Bee Happy »…on veut bien le croire…Les abeilles heureuses butinent aux alentours les mezquites .

Pendant notre ballade leur chien nous accompagne.Nous apercevons quelques deers mais la présence du chien les éloignent.

Par contre au bout d’un moment celui ci réapparaît avec une tête de deer ,il nous l’apporte à la voiture.

Patrick lui échange contre quelques galettes.

Merci le chien juste ce dont Patrick avait besoin ! Enfin seulement les cornes.

Notre bivouac dans cette propriété et un super clair de lune dans le ciel pur du Texas…

Pas besoin de plus!

Le Texas se divise en 9 countries ( régions).

Nous pensions qu’au Texas il n’y avait que de grandes plaines…nous sommes dans le Country Hills : le paysage de collines verdoyantes nous surprend.

Canyon lake est un lac artificiel dû au barrage sur la Guadelupe River. Le barrage de 0,8 miles( environ 1,3 km) de long se parcoure à pieds permettant d’apprécier l’étendue du lac

Mais qui dit lac , dit interdiction partout ou propriété privée ou parc d’état payant pour s’en approcher…Qui cherche trouve nous sommes sur une ancienne mise à l’eau surement oubliée.

Le printemps est bien arrivé…Armadillo broute.

Lockhart soit (disant capitale du bbq …le lundi tout est fermé) est surtout une jolie petite ville. Le Court House du County de Cadwel, Lockhart en fait partie, est imposant en rapport à la taille de la ville.

Au bâtiment des pompiers avec son ancienne sirène encore fonctionnelle nous faisons le plein de nos réservoirs d’eau…toujours aussi sympas les pompiers d’autant plus que 2 d’entre eux sont mexicains et de …Tampico dans l’état de Tamaulipas d’où nous venons.

La ville a de nombreux édifices en briques.

Ainsi que de belles demeures de l’époque victorienne.

Le 4×4 de la poste risque de faire des envieux chez nos postiers en montagne…Leurs voitures de distribution seraient pas mal transformer en petit camping car !

La conduite est sur la droite permettant ainsi au postier de déposer le courrier dans les boites sur le bas côté des routes sans sortir de sa voiture.

Nos pièces pour Armadillo n’étant pas encore arrivées nous poursuivons juqu’à Austin capitale du Texas.

Située au bord de la Colorado River les colons en 1835 l’avait nommé Waterloo.En 1839, la ville fut renommée Austin, en hommage au « Père » du Texas, Stephen Fuller Austin (1739-1836) et devint la capitale d’un pays âgé de 4 ans, la république du Texas.

En 1845, quand le Texas rejoint les États-Unis, la nouvelle constitution de l’État confirma Austin comme capitale.

La ville est principalement universitaire.L’Université du Texas à Austin a été fondée en 1883 et dispose du plus grand campus universitaire de l’Etat. Situé dans des parcs et des espaces verts de plus de 140 hectares Son campus est immense, on a le droit de s’y promener.

Nos étudiants ne seraient pas trop contents de cette interdiction.

Sa tour de 30 étages a été réalisée par l’architecte français Paul Philipe Cret vers 1930.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle est malheureusement connue pour avoir été le perchoir du déséquilibré Charles Whitman qui en 1966 tira sur des étudiants depuis le pont d’observation, tuant une quinzaine de personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le » Gun Free UT » sur les vitres rappelle cette tragédie.

Le Texas est le dernier endroit où nous pouvons croiser les tatous ou armadillos…pour le moment ils ne se montrent que dans les magasins de souvenirs !

La Colorado River serpente partout en ville.La circulation se fait sur un enchevêtrement de ponts.

Les espace sous les ponts sont aménagés de passerelles pour piétons.

Ses berges comme son lit sont animés sur des kilomètres :joggeurs, promeneurs, rameurs tout le monde y trouve son compte.

Attention certains cygnes sont occupés !

Austin est aussi la capitale de la chauve souris. Elles ont élus domicile principalement sous le pont de South Congrés Avenue.Nous y passons dessous dans l’après midi donc nous avons juste droit à l’odeur.

Par contre tous les autres ponts sont squattés par les hirondelles.

Au « Hope Outdoor Galery,un mur sert aux artistes de rue.

Tout le monde peut s’y exprimer à sa façon.

Sympa mais le service de nettoyage des bombes de peinture semble lui aussi libre.

La vie semble bien relaxe dans ce quartier.

D’ailleurs pour une capitale nous trouvons l’ambiance décontractée et la circulation très fluide. En ville les 2×3 voies sont fréquentes.comme sur l’avenue allant au Capitol.

Austin n’a que quelques gratte ciel. Celui ci nous fascine.

Les jeux de lumière dans sa partie supérieure fait par moment ressembler son sommet à un diamant.

La Cathédrale Sainte Marie joue les coquettes.

Elle admire son reflet dans le bâtiment d’en face.

Non loin le Capitole avec sa surface totale de 33 000 m 2 , est le plus grand des capitoles aux États-Unis.

C’est aussi le troisième du pays par la hauteur de sa rotonde.Les portraits des gouverneurs de l’état depuis sa constitution ornent les murs.

Après plus d’une douzaine d’années de travaux, le Capitole a ouvert ses portes le 21 avril 1888, le jour de San Jacinto. Tout un symbole…c’est la bataille qui a permis au texas de devenir indépendant du Mexique.

« Bremond Block Historic Center » à l’ouest de Downtown réunit onze maisons victoriennes d’envergures. Six de ces magnifiques villas appartenaient à la famille Bremond, de riches banquiers ayant fait fortune à Austin dans la deuxième moitié du XIX e siècle .Pas facile de les avoir en photos trop d’arbres les cachent.

Aux Etats Unis les bibliothèques sont nos meilleurs points de connexion internet ; calme,débit rapide, gratuit….

Celle d’Austin est immense (6 étages) et très agréable.

Son toit terrasse nous offre en plus de la connexion un point de vue sur la Colorado River.

Déambuler sur la 6° Avenue fait partie de la visite d’Austin.

Ce quartier ancien concentre tous les types de bars…il y en a pour tous les goûts.

Patrick apprécie l’ambiance saloon…pour consommer ne pas oublier sa carte d’identité même avec nos rides !

La vie nocturne est animée..Spectacles et concerts utilisent les anciens cinéma.

En circulant sur les routes de moindre importance à l’ouest d’Austin les ranchs du Texas se font plus nombreux.Certains portails sont originaux.

 

Au vue de ces panneaux et des travaux de défrichements fréquents nous avons le sentiment que la vie des ranchs en tant que exploitation agricole est en train d’évoluer vers la vente des terres en lots pour habitations ….dommage.

Certains se lancent dans la culture d’olives…

D’autres essayent la vigne pour le vin…

Mais où sont les éleveurs  et leurs longhorns ? A enfin en voilà 2 au fond d’un champs…

Nous assistons aux premiers instants de vie de cet agneau..que de tendresse et d’attention !

A Jonhson City nous passons devant cette mini banque de nourriture : on prend ce dont on a besoin ou dépose ce que l’on veut donner…bonne idée de partage.

C’est dans cette ville que le Président Lyndon Baines Johnson ( LBJ) fut élevé.Il a pris goût à la politique jeune car il suivait son père qui était législateur du Texas.Un bon documentaire au LBJ Historical National Park nous permet de mieux appréhender l’histoire. En tant que vice président il est devenu le 36°président de 1963 à 1969 suite à l’assassina de Kennedy.

Lyndo B Johnson a participé à l’établissement de nombreuses lois sociales:medicare,droits civiques en 1964…

Pendant sa présidence il n’a pas cesser de se rendre sur son ranch.Le Boeing 707 de Air Force One ne pouvait pas atterrir au ranch il utilisait ce Jetstar.

Son ranch était surnommé «Texas White Housse .Il y avait les même règles de sécurité qu’à La Maison Blanche.

Sa collection de voitures ,avec en particulier la voiture amphibie, est surprenante.

Il ne faut pas toujours se fier au nom des villes…A Marbel Falls nous pensions voir une cascade sur des roches de marbre. En fait le marbre est du granite et la cascade ne se voit plus depuis 1951 avec la création du barrage sur la Colorado River.

Aujourd’hui 6 avril la température ne dépasse pas les 5 ° …la veille nous étions en short ! En route pour Llano nous apercevons ces drôles d’engins.

 

Le dernier s’arrête et nous explique qu’ils entretiennent d’anciens voies et en profitent pour faire des ballades dessus.Leurs engins servaient aux ouvriers pour la maintenance des rails jusqu’en 1980. Ils ont été remplacés par le Road-Rail Vehicules ( pick up avec un guide de roues rétractiles pour aller sur les voies et sur la route).

llano se nomme la Capitale du Deer.

En attendant de les croiser nous nous faisons la collection de tous ceux qui décorent cette sympathique petite ville.

Même l’ancienne prison en granite local, The Red Top Jail, a le sien en habit de prisonnier et un boulet à la patte.

Mais c’est aussi une ville de chasseurs….il y a encore assez de deers ? En tout cas les abris de chasse se vendent partout en ville.

Surprise… au fond de la ville les engins rencontrés en route sont arrivés .(www.narcoa.org )

Chacun a un mode différent pour transporter son Railroad Motocar :simple attelage, plateau, remorque fermée…

Patrick a droit a un petit tour dessus pour aller changer un aiguillage.

L’exploitation du granite a entraîné la construction de cette voie ferrée.Le Capitol de Austin a été construit ce granite.Les pierres tombales ne sont pas les seules en granite.

  • Cabane fond du jardin...

Jolie et durable cette table…mise à prix 15.000 dollars!

Sympa la cabane de trappeur….nous y trouvons refuge. Dehors le froid et le vent nous transpercent.

Patrick la lourai bien,et avec 5° en ce moment un petite flambée serai la bien venue ! La nuit la température descend sous zéro…vive la chauffage dans Armadillo.

Dans le lit de la rivière les restes des sculptures du festival des « balancing rocks » défient la pesanteur.

Nous avons la chance de pouvoir chevaucher cet armadillo en terre…l’art de la rue a du génie.

 La rivière Llano se prélasse sur le granite.

Ce sont ces formations que nous pensions voir à Marbel Falls.

Willow road loop est connu pour ses champs fleuris au printemps. Les chardons si piquants ont des fleurs bien fragiles.

Sur d’autres portions les champs se remplissent de « bluebonnets » sorte de lupins dont l’origine est sujet à différents mythes et légendes. Nous les avions déjà croisé mais sans connaitre leur histoire.

Depuis 1901 la fleur symbolique du Texas était celle du coton ou du cactus. Un groupe de femmes à force de peindre les bluebonnets et d’en faire des bouquets aux législateurs ont réussi en 1971 à la faire admettre en fleur représentant de l’état du Texas.

En restant sur les routes secondaires les ranchs sont plus visibles. Les clôtures sont parfois originales…une vielle botte sur chaque poteau par exemple,

Nous apprenons qu’en fait les longhorns ne sont pas des vaches très rentables et leur viande n’est pas la meilleure.Elles servaient surtout pour les attelages et sont de bonnes marcheuses.

Leurs cornes par contre sont gigantesques!

Elles peuvent difficilement se déplacer au milieu des arbres.

C’est pour cela qu’elles sont plus nombreuses dans le nord du Texas où les ranchs sont dans de grandes plaines.

 

Les bordures de routes sont tout aussi colorées.

Avant de rejoindre San Antonio pour y récupérer et faire installer nos pièces nous faisons un arrêt à Fredericksburg,ville de naissance de l’amiral Chester William Nimitz (1885-1966), qui fut notamment le commandant en chef des forces des Etats-Unis dans le Pacifique, durant la Seconde Guerre mondiale.

Fondée en 1846 par des immigrants allemands,son architecture est massive.

Fredericksburg est connue pour la qualité de son vin rouge qui, paraît-il, est le meilleur du Texas. Les fûts sont quand même en chêne Français.

Une tradition allemande persiste: la bière .

De nombreuses boutiques d’antiquités, et des restaurants avec des spécialités gastronomiques bordent la rue principale.

La parcourir dans sa voiture la plus originale possible semble être une occupation du dimanche.

De retour au garage de San Antonio l’efficacité du garage nous permet de repartir dés le lendemain. Opération= changement frein à main,du différentiel arrière ,croisillons arbre de transmission avant,joint boite de transfert..

  • Bivouac au garage

Armadillo paraissant en fin d’aplomb nous prenons de San Antonio la direction sud vers Corpus Christi afin de longer la côte jusqu’en Louisiane.

Nous sommes agréablement surpris de trouver sur la marina de Corpus Christi des bateaux de pêcheurs et la permission de les approcher ce qui n’est pas toujours le cas aux USA.

En plus nous achetons des crevettes directement au bateau assez exceptionnel aux USA.

Patrick s’amuse avec les pélicans qui trouvent plus facile d’attraper le poisson qu’on leur jette que d’aller pêcher.

  • L'homme qui parle aux pélicans...

Corpus Christi Heritage Park est un parc original abritant une douzaine de maisons victoriennes,Elles ont toutes été transplantées de leur site d’origine….les américains sont les champions du déménagement…des maisons : pratique pas besoin de tout emballer .

Plus modestes mais tout aussi pimpantes…

D’autre non pas eu encore la chance d’être rénovée ou déplacée…

Ces quartiers sont plus dans la réalité de la vie quotidienne.

USS Lexington, un porte-avion entré en service en 1943 et retiré en 1991,dort sur la plage.

Ses premières sorties ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a servi plus de missions que n’importe quel autre bâtiment du même genre de la marine.

Des visites y sont organisées,nous l’observons juste aux jumelles.

Corpus Christi est sur l’immense lagune d’eau salée. : Laguna Madre…de l’eau partout.

Les pêcheurs sont aussi partout et de toutes sortes.

Un banc de sable long de 180 km a formé l’Île de Padre Island dont nous avons vue le début à Bronsville (frontière avec le Mexique) .

Le camping sur l’ile est libre.Certains s’installent sur la plage:en file indienne ( le bord de plage est étroit), trop de vent, rien de spécial à voir.

Nous préférons nous installer vers la lagune.

Plus agréable à notre avis .

  • Vue du bivouac

Ces îles de sable protègent un peu le continent des vagues de l’atlantique.

Rouler sur la plage rend la conduite très douce.Les îles sont reliées au continent par des ponts la plupart du temps…tourisme oblige!

Suite à Padre Island,Mustang IsIand (au début du 20° siècle les espagnoles y avaient importés des chevaux mustangs) permet de remonter jusqu’à Aransas Pass.

Au vue de la fréquence de poubelles, sanitaires…nous imaginons qu’en fin de semaine ou lors des vacances la circulation doit être plus intense.

En tout cas nous profitons du bord de mer presque en solitaires.

  • Seuls sur la plage....

Pélicans et mouettes à têtes noires semblent habitués à récupérer les restes des campeurs.

  • Pélicans en formation...

Les occupations sont diverses : recherche de trésors, pêche, baignade …

  • Même plus besoin de tenir la canne...

La vue côté mer n’est pas des plus jolie…les plateformes pétrolières tapissent l’horizon:

  • Plateformes pétrolières à l'horizon!

Au bout de Padre Mustang le côté lagune a aussi un paysage de plateformes pétrolières. Ce sont les chantiers de maintenance des plateformes.

Les pêcheurs sont toujours là…

Les voyageurs aussi; pour une fois avec un modèle de taille raisonnable..enfin pour nous !

Ces bancs de sable sont pour la plus part reliés au continent par des ponts. Ils en existent de toutes formes.

Mais l’industrie pétrolière impose des hauteurs de ponts considérables notamment pour le transit des plateformes.Un système de ferry gratuit est parfois mis en place comme au bout de Padre Mustang.

Les restes des dégâts du dernier ouragan sont encore visibles : tas de gravats, bâches sur les toits.

  • Restes d'une maison

Cela ne paraît pas les empêcher de bâtir proche du bord de mer.

D’autres semblent plus avisés pour leur construction…style un peu blockhaus tout en béton. Résistant mais peu esthétique !

Chacun aime avoir son ponton de pêche devant sa maison…eux aussi ne résistent pas et laissent un paysage un peu de désolation.

L’inclinaison des arbres à Rockport témoignent de la force du vent sur cette côte même si elle est un peu protégée par ce fameux banc de sable formant des îles proche du continent.

  • Comme en Patagonie...

Vive le printemps…

Saison aussi de nidifications ,les aigrettes choisissent leurs brindilles…

Les nids se construisent.

En direction ouest sur la côte du Texas les champs de maïs s’étendent sur des kilomètres.

Empruntant les routes secondaires les énormes engins agricoles n’osent pas nous croiser.

Attention route inondée devant ! Non simple mirage…

Aransas National Preserve est un refuge créé pour protéger l’hivernage la grue blanche. 

Du haut d’une gigantesque passerelle le paysage marécageux propice aux oiseaux migrateurs s’étale devant nous.

Le parc est désert , nous nous y promenons en scrutant les cours d’eau.

Les alligators s’y prélassent.

Nous croisons notre 1° serpent à sonnette.

Effectivement en s’enfuyant il nous fait un concert de sonnette avec sa queue…on était en train de faire la photo de la tete !

Le parc Aransas est un havre de paix entouré de pôles industriels gigantesques…des tuyaux dans tous les sens !

En arrivant à Surf Side Beach toutes les maisons sont sur pilotis. Leurs formes sont des plus originales.

La route qui se nomme Blue Water Highway passe au ras de la mer.

Il est de nouveau possible de rouler sur la plage.

Certaines portions sont moins fréquentées le sable y étant plus mou.

Armadilo et son équipage se font plaisir…il faudra juste penser de passer au lavage haute pression ensuite.

De grande jetées permettent aux plages de s’ensabler et font le bonheur des pêcheurs.

Des poubelles spéciales pour les lignes et hameçons sont prévues.

« True Texas » y fait sa pub avec un armadillo..original pour une agence immobilière.

Par contre les armadillos texans n’ont toujours pas croisé notre chemin.

Le pirate Jean Lafite en 1817 a établi une 1° colonie à Galveston Island . En 1820 c’est un port d’entrée mexicain et en 1836 l’armée texane s’y retire avant sa victoire à San Jacinto.

Après la révolution Gavelston devient le Wall Street de l’ouest.

En 1880 l’expansion du commerce entraîne la construction de nombreuses maisons victoriennes.

Les installations électriques peu esthétiques donnent aux ruelles entre les bâtiments un sentiment d’abandon.

Gavelston Island  donne sur le Golfe du Mexique. Devenue une station balnéaire, elle accueille des paquebots de croisière à destination des Caraïbes et des côtes d’Amérique centrale.La fête foraine permanente installée sur le ponton lui donne des airs de Las Vegas.

Patrick y a son business.

Certains parking ne sont pas pour nous…pas de téléphone= pas de possibilité de payer.Nous n’apprécions pas cette obligation d’avoir un téléphone et une connexion internet

De plus du lundi au dimanche de 3 à 5 h du matin pas de stationnement…autant faire plus court et mettre «  no overnight »Mais tout compte fait nous trouvons des places gratuites pour 2h et libre à partir de 18h…nous y faisons notre bivouac en pleine ville et silencieux.

Étant dans la région du pétrole autant en savoir plus sur ces monstres de plateformes qui jalonnent la côte texane.

Nous visitons OCEAN STAR OFFSHORE DRILLING RIG MUSEUM .C’est une plateforme à la retraite depuis 1995 et installée  au pier19 (quai 19) en 1997.

Les techniques de pompage, de stockage et de production de gaz naturel sont clairement expliquées.

  • Mise en place du forage et pose du pipe line

Les maquettes des différentes techniques de plateformes sont bien réalisées.Nous ne savions pas qu’il y en avait d’autant de sorte,

Du haut de la plateforme activité pétrolière et pêche semblent faire bon ménage.

Pélicans et cormorans surveillent l’ensemble.

Les chantiers de maintenance des plateformes sont au travail.

C’est de nouveau par un ferry que nous quittons Gavelston Island pour rejoindre Port Bolivar..La sortie des plateformes ne permet pas la construction d’un pont de ce côté de l’île.

Aucune attente il peut y avoir jusqu’à 4 ferry en même temps pour assurer la continuité de la route Des dauphins s’amusent devant notre ferry.

Sur la mer les plateformes mais dans les terres les pompes sont aussi en action…que de pétrole !

En cherchant une place pour la nuit nous rencontrons ce couple de birds watchers.

Un régal d’observer tous ces oiseaux avec eux et du super matériel.

Ils prennent le temps de nous apprendre les noms de ces oiseaux : différentes espèces réunis sur cette petite sortie d’eau mi douce mi salée.

  • Americain Avocet

Plus facile de les reconnaître après.

  • American Avocet

Prendre la douche dans Armadillo un jour de pluie demande de l’organisation…le séchage du rideau en fait partie.

Au niveau de Sabine Lake les ponts se suivent pour enjamber les différents cours d’eau qui alimentent le lac.

Leurs formes et hauteurs nous stupéfaits toujours.

Bridge City a un nom bien adapté à sa localisation… Par contre la ville est dans un drôle d’état. Nous n’y croisons personne…étrange atmosphère!

La Sabine river sert de délimitation entre le Texas et La Louisiane.C’est à Orange (cela nous rappelle quelque chose !) ,ancien lieu des renégats et hors la loi, que nous la traversons pour découvrir La Louisiane.

 Le Texas est surnommé «L’État Lone Star» pour signifier son ancien statut de république indépendante, C’est un rappel de la lutte de l’État pour obtenir son indépendance du Mexique. 

Nous avons parcouru essentiellement le sud du Texas.

Dans cette partie l’image classique du Texas avec des cow-boys galopant dans les grandes plaines n’est pas au rendez vous. Nous n’avons pas croiser J. R!

Les exploitations pétrolières qui jalonnent son litoral lui confère un paysage particulier, les bancs de sable créent un système lagunaire important. 

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