Pennsylvania…

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Nous rejoignons l’état de Pennsylvanie en passant par celui du Maryland.

Le Maryland est bordé à l’ouest par la Virginie-Occidentale, au nord par la Pennsylvanie, à l’est par le Delaware et l’océan Atlantique, et, au sud-ouest, par la Virginie et Washington. La capitale est Annapolis (fondée en 1651) et la plus grande ville est Baltimore. L’Etat est divisé en deux par la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des Etats-Unis.

La baie est longue,large, ramifiée et de nombreuses petites îles y sont disséminées.

La superficie de l’État est de 27 091 km2 et il compte près de 6 millions d’habitants.Donc plages, vacances, population importante sur peu de surface sont les critères qui font que nous faisons que passer.

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Située au nord-est des États-Unis, la Pennsylvanie,dotée aussi du titre de Commonwealth, est entourée de plusieurs États. Au nord,par celui de New York ; à l’est, par le New Jersey ; au sud, par le Delaware, le Maryland et la Virginie-Occidentale ; et à l’ouest, par l’Ohio. La capitale de l’Etat surnommé « l’État clef de voûte » (The Keystone State) est Harrisburg, et la plus grande ville, Philadelphia.

Nous y entrons par le sud au niveau du conté de Lancaster ou Dutch Country.

Après plusieurs journées citadines la vue de la campagne nous fait du bien.

Les fermes sont chacune sur une colline et les terres agricoles autour.

Mais, blé,avoine,fourrage….les cultures sont diversifiées pour une même ferme.

La vue la plus fréquente est : une ferme,des silos,les cultures…

Le school bus du ramassage scolaire fait partie du paysage,les fermes étant éloignées d’une ville.

Les granges sont immenses mais tout en bois….même pas peur des incendies !

Nous sommes sur les terres des Amish.

Ici pas de tracteur, machine agricole…Nous les verrons aussi travailler leur champs à genoux avec de simples binettes.

La signalisation routière est adaptée à leur mode de transport.

La circulation routière est régulée par la vitesse de leurs buggys.Les accidents avec les voitures sont peu fréquents mais mortels (lu dans la presse…).

Les amish fuyant les persécutions religieuses, émigrent aux États-Unis aux 18° et 19° siècles. Aujourd’hui, ils vivent pour la plupart dans le comté de Lancaster, dans l’Ohio et dans l’Ontario au Canada.

Ils sont mus par une valeur fondamentale, celle de la famille et du « vivre ensemble », qui rythme leur mode de vie. Ils respectent ainsi un ordre religieux, l’ « ordnung », et refusent certains apports de la civilisation moderne,qui vont, selon eux, à l’encontre de cette valeur.

Leurs vêtements sombres sont le symbole de leur simplicité revendiquée – ils se surnomment « plain people », les « gens simples ».

Ils n’ont pas l’électricité , qui parvient dans les maisons grâce à des câbles, ce que les Amish voient comme une intrusion et une perturbation dans la famille, n’apprécient pas non plus les photos…aussi nous nous contentons de leurs buggys.

Ils ne sont pas autorisés à posséder ni conduire une voiture mais ils peuvent être passagers dans un véhicule.

Les parkings des magasins ont pour certains prévu un stationnement pour leurs buggys.

Les buggys sont fabriqués sur place.

Les voir vivre ainsi au milieu de nombreuses tentations déviantes de leurs principes nous rend songeurs…nous admirons leur ténacité.

Lors d’un bivouac nous avons un compagnon pas trop content de nous voir sur son emplacement…

Il a l’air de nous dire que cette bouche d’écoulement d’eau de pluie est la sienne !

Nous poursuivons en direction de la Métropole de la Pennsylvanie (et non capitale,qui est Harrisburg) : Philadelphia. Elle est surnommée affectueusement « Philly » par ses habitants. De 1790 à 1800, Philadelphie fut la capitale des États-Unis.

Actuellement sixième plus grande ville des Etats-Unis, Philadelphia est aussi la seconde plus grande de la côte Est.

Les voies d’accès sont gigantesques: 2x 7 voies…pas de bouchons!

La Pensylvanie est aussi un état industriel (centrales électriques, raffineries de pétrole, chantiers navals…), situé à l’extrémité amont de la baie Delaware, au confluent des fleuves Schuylkill et Delaware dont les vallées donnent accès aux Appalaches.

Philadelphie est donc l’unique débouché maritime de l’état.

Philadelphie se découvre à pied facilement.Ce que nous faisons ayant trouver une place de bivouac sur un petit parking public gratuit du quartier de la Petite Italie. Le centre-ville a été construit en damier , les repères y sont faciles. Nous en profitons pendant 3 jours.

La ville compte 2500 murs peints.Ils sont le résultat du passage des graffitis aux fresques murales . Programme inicié en 1984 par le maire de l’époque, Wilson Goode. L’idée de départ était d’embellir la ville et de donner du boulot aux faiseurs de graffitis.

Chaque  » mural » est une œuvre collective de quelques personnes d’un même quartier ou d’une même communauté.

Des cours de peinture sont dispensés aux participants. C’est le plus grand programme d’art public du pays.

Le cœur du quartier historique est en grande partie occupée par l’Indépendance Park.

Il regroupe un centre d’information (Independence Visitor center), plusieurs musées consacrés à l’histoire des États-Unis, ainsi que les bâtiments historiques de Philadelphie.

La majorité sont gratuits.Mais les contrôles aux entrées sont rigoureux et prennent du temps.

Independence Hall a été construit entre 1732 et 1756, le bâtiment illustre typiquement l’architecture géorgienne. Son nom lui a été donné par La Fayette. Ses murs ont abrité la signature de la Déclaration d’indépendance en 1776 puis l’élaboration de la Constitution des Etats-Unis jusqu’à sa publication en 1787.

A côté de l’Independence Hall, on peut voir la très populaire LibertyBell ou Cloche de la Liberté (900 kg).

Elle a été construite à Londres et transportée à Philly en 1752.

Dans les années 1830, les abolitionnistes en ont fait le symbole de leur cause. Ils ont été les premiers à l’appeler la Liberty Bell.

Films et panneaux racontent l’histoire de cet emblème de la liberté.

Sa célébrité lui a valu d’être représenter sous différentes formes.

Pour l’anecdote, la dernière fois que la cloche a sonné, c’était en 1846 pour l’anniversaire de George Washington, elle s’est alors fendue et n’a jamais été réutilisée depuis.

Le City Hall ou mairie, le plus grand bâtiment municipal du pays, a été construit dans un style néo-Renaissance (largement inspirée du Louvre et de l’hôtel de ville à Paris) pour un coût de 24 millions de dollars.

Sa construction a duré 20ans ;elle fut achevé en 1901. 

Le City Hall maintenant semble encerclé par les grattes ciels.

Il ne devient imposant que lorsque l’on s’en approche.

L’avenue internationale sert de jonction entre le quartier historique et le quartier administratif.

Free Library abrite la bibliothèque municipale de Philadelphie depuis 1927 . C’est une copie américaine de l’hôtel Crillon sur la place de la Concorde à Paris. L’architecte est le premier Afro-Américain diplômé du département Architecture de l’université de Pennsylvanie, Julian Abele (né à Philly en 1881).

Les homeless arrivent à se trouver un coin,enfin un bord de trottoir, tout proche de la bibliothèque. Celle ci leur procure un abris en journée ainsi que les toilettes. L’entrée dans les « library » est libre aux USA.

Les jardins sont remplis il nous semble d’une variété d’hortensias.

Leurs fleurs ont une position particulière.

Encore une récalcitrante ! Son isolement la rend encore plus massive.

Sur un même coin de rue les styles de bâtiments sont très variés…pas vraiment d’unité par endroit.

Le Convention Center est un batiment gigantesque en plein Market Street. Il a ouvert ses portes en 1993.

 Les flots de visiteurs scolaires nous surprennent à chaque fois…d’autant que nous savons qu’il est mal vue de se mettre dans leurs rangs..(cf article Washington DC).

Le «waterfront » au bord du fleuve Delaware nous procure de belle balades.

Mais attention aux règles !

Les chiens aussi doivent respecter des règles dans leurs parcs: a t’on le droit d’y entrer si on n’a pas de chien ?

En parlant de chien…les américains ont avec leurs chiens un comportement assez fusionnel. Certes ils prennent soin de leurs excréments…heureusement vue le nombre de chien par famille.La façon de les promener par exemple nous sidère!

  • Tente de plage...

Promeneurs de chiens dans les grandes villes semblent un métier rentable…Autour de la taille du promeneur autant de laisse( chacune avec son sac de ramassage) que de trousseaux de clés.

 Est ce qu’il arrive qu’ils se trompent de maison en redéposant le chien?

  • Chaque table a une écuelle...

Commerçants et restaurants ne les oublient pas…

  • Attention au mélange...

Ce grand bâtiment va devenir le quartier général de la police….

C’était le siège de la Mutuel Insurance…au vue de la superbe flèche qui domine son dôme nous imaginons que l’intérieur doit aussi valoir le coup d’œil!

Philadelphia est une ville dont l’université de médecine a été pionnière dans l’homéopathie

En passant devant le musée des Libertés nous apprécions l’exposition (réalisée par Al Bustan Seed) sur le thème des migrants à partir d’un alphabet retraçant leurs parcours…

 

Philadelphia a son quartier chinois.

Comme bien souvent c’est ici que les denrées sont les moins chères.

La circulation par contre y est anarchique et congestionnée. Rien à voir avec les immenses avenues à l’entrée de la ville. Heureusement nous sommes à pieds!

La restauration chinoise s’adapte à l’international..

Les parcs publics servent au cours de Tai_Chi

Non loin le quartier de la Petite Italie nous rappelle le sud de la France : ruelles,pots de fleurs,ambiance bohème..

Les immigrés italiens et siciliens se sont regroupés dans ce quartier pour faire face à la compétitivité des marchés.

Les maisons sont dotées d’une cave avec accès par la rue. Parfois celle ci est transformée en habitation…On espère que portes et fenêtres sont étanches car elles se situent sous le niveau de la rue.

La population a su recréer son art de vivre dans ce petit bout d’Amérique.Nous apprécions les jardins communautaires ( mur=garden of delight)

L’Italian Market a plus de 100 ans..,Fromagers, bouchers,marchands de pâtes fraîches de toutes les formes,nous mettent l’eau à la bouche. On se laisse tenter mais les prix sont assez dissuasifs.

Faire une photo sans un fil ou poteau devant le sujet est parfois impossible…à quand les lignes enterrées ?

Au sud de la ville le quartier afro-américain a un style de maisons bien particulier.

Une passerelle de l’autoroute le coupe en 2.

Du coup certaines maisons l’ont au niveau de leurs fenêtres….quel dommage !

Lors de nos circuits sur la ville nous relevons quelques bonnes intentions que nous voudrions voir plus  en souvent..même en France!

Lactation room dans les lieux publics : pièce calme pour l’allaitement maternel.

Byke your boss…Incitation à ne pas aller en voiture sur son lieu de travail en se faisant payer son abonnement au vélo city par son patron!

Avoir des pressing plus respectueux de l’environnement….

Des poubelles publics  » intelligentes » Elles compactent les déchets,envoient à une centrale le niveau de remplissage pour ne venir la vider que si besoin…. 

A condition que le tri sélectif soit bien fait par l’usager! 

Philadelphia, dont le nom grec signifie »ville de l’amour fraternelle », nous a bien plus.

D’autant qu’ils n’ont pas oublier de le traduire!

De cette grande mais agréable métropole nous nous dirigeons vers…New York City!

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